Une proposition de loi de Me Francis Tshibalabala, corse les infractions routières
Me Francis Tshibalabala a déposé, ce vendredi 2 octobre 2026 au bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi pour renfocer la sécurité routière.
En République démocratique du Congo, les accidents de circulation continuent de faucher des vies et de laisser des familles endeuillées.
Face à la multiplication des drames routiers, le député national Me Francis Tshibalabala veut renforcer la réponse pénale à travers une nouvelle initiative législative.
Excès de vitesse, conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, conduite sans permis, imprudence au volant, autant de voies de risques
Sur les routes congolaises, certains comportements à risque peuvent transformer un simple déplacement en tragédie. Les chiffres disponibles illustrent l’ampleur du phénomène.
Dans le Haut-Katanga, 846 accidents de circulation ont été enregistrés au premier trimestre 2026, faisant 107 morts et plus de 800 blessés, selon les statistiques de la Commission nationale de prévention routière (CNPR).
Au Kasaï-Central, 39 personnes ont perdu la vie dans 63 accidents en seulement deux mois, toujours selon la CNPR.
Au Kasaï-Oriental, 105 accidents ont été recensés en cinq jours, d’après les données des autorités provinciales. Des statistiques qui témoignent de la persistance de l’insécurité routière dans plusieurs provinces du pays, alors que Kinshasa reste elle aussi confrontée à de nombreux accidents de circulation.
Face à cette situation, l’élu de la Tshangu entend agir sur le terrain législatif. S’appuyant sur l’article 16 de la Constitution, qui consacre notamment le droit à la vie et à l’intégrité physique, le député national du parti au pouvoir place la protection de la vie au cœur de son initiative parlementaire.
Chrétien convaincu et conscient du caractère sacré de la vie, Me Francis TSHIBALABALA entend traduire cette conviction en actes à travers cette initiative législative
.Dans son argumentaire, il estime que la réponse pénale actuelle reste insuffisamment dissuasive face à certains comportements particulièrement dangereux sur les routes. Notamment la conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, la conduite sans permis et les excès de vitesse.
L’initiative prévoit notamment la création de deux infractions autonomes : l’homicide de circulation et les blessures de circulation. À travers cette réforme, le député souhaite adapter l’arsenal juridique aux réalités de la circulation routière et renforcer la responsabilité pénale des conducteurs dont les comportements seraient à l’origine d’accidents graves. La proposition de loi devra désormais franchir les différentes étapes de la procédure parlementaire avant une éventuelle adoption.
Au-delà des statistiques et des dossiers judiciaires, l’initiative remet au centre du débat une réalité souvent oubliée : derrière chaque accident, il n’y a pas seulement un chiffre. Il y a une vie fauchée, une famille endeuillée, des proches traumatisés et parfois un avenir définitivement bouleversé.
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