Francis Tshibalabala plaide pour la reconnaissance de l’héritage colonial belge
Sur invitation du Groupe Baku Initiative, le député national Tshibalabala a participé à une conférence organisée à Bakou, en Azerbaïdjan, ce 21 août 2026 consacrée à l’héritage colonial de la Belgique et aux enjeux liés aux réparations.
Intervenant en qualité d’orateur, le député a placé son intervention sous le thème : « L’héritage colonial de la Belgique et le chemin vers les réparations : 101 ans ». Une occasion, selon lui, de revisiter l’histoire avec « lucidité, courage et responsabilité ».
Dans son exposé, Me Francis Tshibalabala a rappelé les principales conséquences de la période coloniale sur les populations africaines, particulièrement en République démocratique du Congo. Il a évoqué les atrocités commises contre les populations, les violences qui, selon lui, ont profondément heurté la conscience humaine. Mais également le pillage des ressources, les travaux forcés, la discrimination, la dépossession culturelle et la négation de l’identité africaine.
Pour le parlementaire congolais, regarder cette histoire en face ne signifie pas entretenir une logique de confrontation, mais plutôt tirer les leçons du passé afin de construire des relations fondées sur la justice et la reconnaissance.
Abordant la question des réparations, l’élu de Kinshasa a insisté sur la nécessité de ne pas les considérer comme un acte de vengeance. Il les présente plutôt comme « une démarche de justice, de reconnaissance et de réconciliation » entre les peuples.
À ses yeux, la réparation doit dépasser le simple débat financier. Elle implique notamment de payer, reconnaître, restituer, transmettre et réhabiliter, mais aussi de mettre en place les garanties nécessaires afin que les injustices du passé ne puissent se reproduire.
Cette intervention à Bakou intervient dans un contexte où la question de l’héritage colonial, de la mémoire historique et des réparations fait l’objet de débats croissants sur la scène internationale. Pour le député national Me Francis TSHIBALABALA , la reconnaissance des souffrances infligées aux peuples colonisés constitue ainsi une étape essentielle vers une relation plus équilibrée entre l’Afrique et l’Europe.
Au terme de son intervention, Me Francis Tshibalabala élu de la Tshangu a appelé à regarder l’histoire en face et à en tirer les leçons pour l’avenir. Pour lui, reconnaître les blessures du passé, réparer les injustices et préserver la mémoire constituent des étapes indispensables pour construire une relation fondée sur le respect, la dignité et la réconciliation entre les peuples.
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