30 ans après sa disparition : Ntesa Dalienst, la voix de velours qui a transcendé la rumba
Disparu le 23 septembre 1996 à Bruxelles, Ntesa Dalienst reste, trois décennies après, une référence incontestable, un monument dont l’écho continue de bercer les mélomanes.
Trente ans déjà que s’est tue l’une des voix les plus envoûtantes de la rumba congolaise.
Mercredi, à l’occasion de ce triste anniversaire, le musicien et opérateur culturel Barly Baruti Kandolo a, depuis la Belgique où il séjourne, rendu un vibrant hommage à celui qu’il considère comme une icône immortelle.
« Ntesa Dalienst est une voix de velours qui a fait le bonheur des mélomanes les plus avertis. Véritable poète de la rumba, leader incontesté des Grands Maquisards qu’il a portés au sommet, puis pilier du Tout-Puissant OK Jazz de Franco, il a marqué son temps par son timbre unique et ses compositions immortelles », a-t-il confié au téléphone.
Pour l’auteur de « Bina na ngai na respect », « Muzi » ou encore l’inoubliable « Tokosenga na Nzambe », la notoriété a largement dépassé les frontières nationales pour faire rayonner la rumba congolaise à travers le monde.
Un génie atypique

Ce qui faisait la particularité de Ntesa Dalienst, selon Barly Baruti, c’était son génie musical hors norme.
« C’était, à son époque, le seul chanteur qui, sans jouer d’un instrument, réalisait des accords insolites, changeait de notes, élevait et baissait le ton avec une aisance déconcertante. Il était vraiment extraordinaire. Il faisait incontestablement partie des grands de ce pays », a-t-il soutenu.
Une virtuosité vocale qui a fait de l’ancien sociétaire de l’orchestre Kara de Kiamwangana Mateta, le chanteur adulé d’une génération entière.
Une soirée d’hommage à Kasavubu
Trois décennies après sa disparition à l’âge de 50 ans, sa mémoire reste vivace.
Dans un communiqué , sa famille biologique annonce l’organisation d’une soirée d’hommage, prévue ce samedi 27 septembre dans la commune de Kasavubu, au cœur de Kinshasa.
Au programme : une rétrospective sur sa carrière, un concert live et une célébration en musique de son répertoire.
En prélude à cet événement, la famille se rendra, selon une indiscrétion livrée par le chroniqueur musical Henri Noël Mbuta Vokia, ce jeudi 25 septembre au cimetière de Benseke Nouvelle Cité pour se recueillir et fleurir sa dernière demeure.
Trente ans après, Ntesa Dalienst n’a pas fini de chanter dans le cœur des Congolais.
JS
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