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Bassins du Congo et du Nil: Roland Kamwaka appelle la RDC à passer de “géant de l’eau” à “puissance hydrodiplomatique”

Bassin du Nil et du Congo

« la RDC ne profite pas de son immense potentiel hydrique » Une thèse qui a secoué les esprits à l’UPN, le 06 août dernier.

L’auteur : Roland Kamwaka Mboma , désormais docteur en Relations internationales avec “la plus grande distinction“ a présenté son pays comme assis sur l’Or. L’eau étant cet Or du 21è siècle.

Faute de diplomatie, de stratégie et de moyens. Un constat alarmant : la RDC dort sur un trésor

L’étude porte un titre clair : « La posture diplomatique de la RDC au sein des bassins transfrontaliers du Nil et du Congo ».

Le diagnostic est sans appel. « Malgré son immense potentiel hydrique, la RDC ne tire pas encore pleinement profit de cet atout », a relevé le docteur Kamwaka.

Les raisons ?
4 freins majeurs identifiés :

  1. Faiblesses institutionnelles
  2. Déficit de capacités scientifiques et techniques
  3. Insuffisance de financements
  4. Visibilité diplomatique limitée

Résultat : Kinshasa pèse moins qu’elle ne devrait dans les négociations sur l’eau, alors même qu’elle contrôle une part massive des bassins du “Congo“ et du “Nil“.

image-17-681x1024 Bassins du Congo et du Nil: Roland Kamwaka appelle la RDC à passer de “géant de l’eau” à “puissance hydrodiplomatique”
Roland Kamwaka

4 axes pour transformer l’eau en levier de puissance

Le docteur ne s’est pas arrêté au constat. Il propose une feuille de route.

Selon lui, 4 axes stratégiques doivent guider l’action de la RDC :

  1. Renforcer la diplomatie hydrique : avoir des négociateurs formés, spécialisés
  2. Approfondir la coopération régionale : basée sur l’équité et la solidarité
  3. Intégrer la sécurité des espaces hydriques dans les politiques nationales
  4. Promouvoir l’économie bleue : valoriser économiquement les ressources en eau pour la croissance

« La maîtrise stratégique des ressources hydriques constitue un levier essentiel de puissance, de stabilité et de développement durable », martèle-t-il.

Et ce, dans un contexte africain où “l’eau devient une arme géopolitique“.

L’hydrodiplomatie, priorité nationale

La thèse va plus loin. Elle appelle à une révolution institutionnelle.

Il faut :

  • Renforcer la cohérence institutionnelle
  • Développer une expertise spécialisée
  • Consolider la participation de la RDC aux organisations de bassins

Et surtout : “confier au ministère des Affaires étrangères un rôle central”.

L’objectif : institutionnaliser une véritable “hydrodiplomatie” placée au cœur de l’action publique internationale. En clair : arrêter de gérer l’eau comme une simple ressource technique. La traiter comme un “enjeu de souveraineté”.

Cette thèse pour réveiller le géant vient à point nommé. Alors que les tensions montent autour du Nil et que le bassin du Congo devient stratégique pour le climat mondial, la RDC ne peut plus rester spectatrice.

Le message du nouveau docteur Roland Kamwaka est clair : la RDC doit cesser de subir et commencer à dicter les règles du jeu de l’eau en Afrique.

Avec la plus grande distinction, il sort de l’UPN non pas juste avec un diplôme. Mais avec un avertissement pour le pays : agir maintenant, ou regretter demain.

J S

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