Littérature: Richard Ali A Mutu, porte haut la voix de la RDC
Du 1er au 4 septembre, la prestigieuse Université Humboldt a vibré au rythme de la création littéraire congolaise.
_Invité de marque d’un colloque international sur la violence dans les littératures congolaises à l’Université Humboldt, l’écrivain congolais s’est illustré comme un véritable ambassadeur du livre congolais.
Berlin, capitale des lettres congolaises.
Thème au cœur des débats : « Violence dans les littératures congolaises : disséquer et guérir ». Un sujet fort, porté par le département d’études africaines sous la houlette des Professeures Susanne Gehrmann et Marie Guthmuller.
Pour en débattre, le gotha des études congolaises a fait le déplacement. Du Canada, de l’Italie, de la France et de la RDC, des chercheurs de renom comme Kasereka Kavwahirehi, Olga Hel-Bongo, Amouri, Silvia Riva et Xavier Garnier ont croisé leurs regards.
Richard Ali, la voix de Kinshasa qui compte
Aux côtés des monstres sacrés Jean Bofane, Joëlle Sambi, Fiston Mwanza Mujila et Nadège Kusanika, une figure s’est imposée : Richard Ali A. Mutu.
L’auteur de _Ebamba, Kinshasa-Makambo_ n’était pas là en simple participant. Responsable de la Bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles, Vice-président de l’UECO et patron de l’AJECO, c’est en patron de l’écosystème du livre qu’il a frappé fort.
Moment fort : la table ronde sur l’édition en RDC qu’il a animée avec maestria. Face à lui, des poids lourds : Charles Djungu-Simba (Éditions du Pangolin), Claire Riffard (Éditions Nzoi) et Carl Kalire (Éditions CalurÉ/Lubumbashi).
Diagnostic sans complaisance sur les blocages structurels, mais surtout des pistes concrètes pour guérir la chaîne du livre. Le public berlinois a été conquis.

Une œuvre à l’honneur
La consécration est venue avec la séance spéciale « Rencontre-Lecture avec Richard Ali », modérée par la Professeure Gehrmann elle-même. Devant un parterre de chercheurs et d’étudiants allemands, l’écrivain a offert une lecture croisée de son univers romanesque, entre mémoire, traumatisme et résilience.
Au finish, Berlin aura confirmé ce que Kinshasa sait déjà : la littérature congolaise est un laboratoire de la mémoire et un outil de résilience. Et Richard Ali A. Mutu, l’un de ses plus ardents défenseurs pour la souveraineté éditoriale de la RDC.
Jimmy Sita
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