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Vital Kamerhe salue la convocation du dialogue national

Vital Kamerhe

Vital Kamerhe estime qu’il s’agit d’une rupture avec la méthodologie inédite. A travers son compte X , il écrit ce qui suit:

Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État marque une rupture méthodologique inédite. Par son agenda comme par l’approche qui le sous-tend, il replace enfin les causes profondes des crises congolaises au cœur du débat national, en faisant de notre peuple à la fois le principal acteur du diagnostic, une partie prenante essentielle aux discussions et, surtout, l’architecte des solutions à construire.

C’est avec satisfaction que je reconnais dans cette démarche les jalons indispensables à l’émergence d’un véritable État stratège, capable de penser souverainement son avenir, d’anticiper les crises, de mobiliser ses forces vives et de conduire les transformations les plus courageuses, pour le progrès et la paix durable. C’est là, à mes yeux, une ambition véritablement à la hauteur de la grandeur de notre pays.

De la Conférence nationale souveraine aux différents accords de paix, des engagements ont été pris, des compromis ont été trouvés, faisant naître des espérances légitimes. Mais nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes et différé ce que l’urgence nationale commandait pourtant de résoudre.

C’est pourquoi je tiens à saluer, encourager et soutenir pleinement l’initiative de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État. Cette démarche ne procède ni d’un artifice politique ni d’une quelconque pression intérieure ou extérieure. Elle traduit, au contraire, une volonté souveraine d’engager la Nation dans un moment de vérité, à l’une des heures les plus difficiles de son histoire, sans aucune compromission sur notre souveraineté nationale ; dans le respect des institutions de la République.

Il revient désormais à tous les Congolais de mobiliser chaque parcelle de courage, d’énergie, de compétence et d’expérience afin de contribuer au succès de cette initiative historique, pour rompre le cycle des solutions inachevées et permettre à notre pays de prendre la place qui lui revient sur le continent.

La paix et le développement de la République démocratique du Congo ne sont pas seulement une aspiration de notre peuple. Ils portent l’espérance de millions d’hommes et de femmes dans notre sous-région et constituent, par la place et le potentiel de notre pays, un enjeu majeur pour les équilibres géostratégiques mondiaux.

Il ne saurait y avoir de garantie plus forte que l’engagement personnel exprimé par le Chef de l’État à assurer les conditions d’une expression libre, d’une participation équitable et d’un débat responsable pour toutes celles et tous ceux qui, au-delà de leurs divergences, choisiront de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des intérêts particuliers.

Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique. »

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