Dialogue national : l’Adep soutient Tshisekedi et pousse pour un Pacte national contraignant
Aaron Kaluwa Ciyoyi
L’Alliance des Défenseurs Extra-parlementaires du Peuple (Adep) monte au créneau dans le cadre du dialogue
Dans une déclaration parvenue à Congo26.net vendredi, cette plateforme politique et citoyenne salue l’initiative du dialogue national pour la paix et la cohésion nationale lancée jeudi par le Président Félix Tshisekedi. Et va plus loin : elle préconise que ce dialogue débouche sur un véritable Pacte national, avec un mécanisme de suivi clair.Une prise de position qui tranche avec les soutiens de façade.
« L’Adep propose que le dialogue national débouche sur un Pacte national pour la paix, la cohésion nationale, la démocratie et le développement, assorti d’un mécanisme clair de suivi et d’évaluation », a déclaré Aaron Kaluwa Ciyoyi, coordonnateur national de la plateforme.
Pour l’Adep, il ne s’agit pas d’organiser un énième forum sans lendemain. Ce Pacte doit être le socle d’un engagement collectif, contraignant pour toutes les parties.Dans sa vision, le document devra baliser des engagements précis sur des questions vitales : la paix et la sécurité, la souveraineté nationale, la justice, la bonne gouvernance, l’emploi des jeunes, les réformes institutionnelles, la cohésion sociale et le développement durable.
Autant de chantiers qui conditionnent la survie même de la Nation.Ce Pacte, insiste Aaron Kaluwa Ciyoyi, doit incarner la maturité politique et la responsabilité nationale. Un moment où le dialogue n’est plus perçu comme un aveu de faiblesse ou un calcul politicien, mais comme un acte de grandeur au service de l’intérêt supérieur de la RDC.
L’Adep met une condition majeure à sa réussite : son caractère profondément inclusif. Hors de question d’en faire une affaire de politiciens entre eux. La plateforme exige que la parole soit donnée aux citoyens, aux jeunes, aux femmes, à la société civile, aux acteurs de la majorité comme de l’opposition, et surtout aux victimes des conflits qui portent les stigmates de la crise.
Se revendiquant comme une plateforme citoyenne engagée pour la défense de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté, l’Adep rejette par ailleurs toute tentative de balkanisation du pays et toute instrumentalisation du dialogue à des fins partisanes. La ligne est rouge.
Enfin, l’Adep fait sienne la position ferme du Chef de l’État : pas de prime à la violence. Les groupes armés ne peuvent pas utiliser les armes comme un ticket d’entrée à la table politique.« Nous disons oui à un dialogue républicain au service de la paix et non à un dialogue de partage des postes et d’impunité », tranche la plateforme.Un message clair envoyé à ceux qui voudraient transformer ce dialogue national en comptoir de marchandage.
JS
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