Conformité de la loi référendaire déclarée, les opposants y voient une fumée noire!
Après que la cour constitutionnelle ait jugé conforme à la constitution la loi référendaire , permettant au Président de la République et chef de l’État de la promulguer, les opposants y voient une fumée noire. Eux qui ont fait de la lutte pour le non changement de la constitution leur ligne rouge. Ils sont dans l’impasse politique.
Réalisme politique oblige
Le porte-parole du gouvernement et ministre des médias, Patrick Muyaya , très entreprenenant sur le front médiatique, répond aux leaders de la C64 à propos de leur ultimatum du 15 Août 2026:
» Le Président de la République a son agenda. Le Président de la République a son timing. Il a dit qu’il va organiser son dialogue et prendrait son ordonnance. L’agenda du Président de la République ne répond pas à une quelconque forme d’ultimatum.. » a martelé le porte-parole du gouvernement lors d’un briefing avec des médias à Kinshasa.
L’opposant Prince Epenge, président de l’Addcongo et proche collaborateur de Martin Fayulu , estime que l’arrêt de la cour constitutionnelle sur la conformité de loi référendaire est une provocation.
Un calendrier intercesseur
Tandis que le Secrétaire général de Envol affirme n’attendre rien: << Nous n’attendions rien de différent de cette décision, issue d’une cour constitutionnelle capitalisée et illégitime, qui a perdu toute crédibilité aux yeux du peuple>>, a insisté Rodrigues Ramazani. Rappelant l’échéance de 18 pour leur ultimatum fixé au 15 Août. Selon lui, à date, le peuple souverain reprendra sa marche vers le Palais de la Nation.
Tout compte fait, la C64 serait déconnectée de sa sa base depuis la tentative de marche avortée, suite à l’annonce du dialogue le 17 juillet dernier.
Quels sont les moyens que la C64 disposent pour contraindre le Président de la République ? En tout cas, aucun.
Aujourd’hui c’est le Président de la République qui semble avoir tous les leviers et dicte naturellementle tempo. La promulgation de la loi référendaire et l’ordonnance de la convocation du fameux dialogue attendu par les opposants dépendent de lui. Dans une République avec des institutions démocratiques, le Chef de l’état ne peut pas être instrumentalisé.
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