Après Haïti, la RDCongolaise Kayikwamba Wagner, tonne à New-York.
Ce mardi 21 juillet au conseil de sécurité des nations unies la ministre des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner a donné de la voix, au nom du groupe A3 composé de la RDC, le Liberia et la Somalie.
Finie la routine à l’onu! Là où les grandes puissances voient une crise Haïtienne parmi tant d’autres, la RDC y lit le symptôme d’un ordre mondial dysfonctionnel.
Pour Thérèse Kayikwamba Wagner c’est une République soeur qui est livrée aux gangs face à une communauté internationale en pilotage automatique devant des populations oubliées.
« Assez des demi-mesures. La paix ne se décrète pas , elle se construit par ceux qui savent ce que perdre un État signifie. » a rappelé la ministre congolaise des affaires étrangères.
Toute une doctrine en actes, Thérèse Kayikwamba Wagner a salué la transition politique Haïtienne sans naïveté tout en dénonçant l’insécurité.
Elle a fait une exigence, la protection des enfants victimes des gangs, placée au même niveau stratégique que le démantèlement des réseaux criminels.
Pour Kinshasa, c’est un triple pont qu’il faut opérer, entre la sécurité et la justice, entre l’urgence humanitaire et développement durable, entre Haïti et l’Afrique.
<> a indiqué la patronne de la diplomatie congolaise qui appelle à un déploiement rapide de la force de répression.
La solidarité ne se mesure en résolutions, mais en résultats.
En réaffirmant la solidarité du groupe A3 avec Haïti, Thérèse Kayikwamba Wagner a posé ce jour un acte politique majeur , désormais l’Afrique ne se contente plus de regarder les crises du monde, elle s’y invite avec ses propres armes qui sont l’expérience des Tumultes, la connaissance des transitions et la lucidité sur les limites du multilatéralisme.
Share this content:



Post Comment