L’ambassadeur de Chine tombe sous le charme de la BD africaine
Ambassadeur chinois Zhao Bin (au milieu)
Vendredi à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, Zhao Bin, l’ambassadeur de Chine en RDC, a troqué le costume protocolaire contre celui du bédéphile.
Au milieu des planches colorées et des bulles qui racontent l’Afrique, un diplomate, habitué aux ors des chancelleries, s’arrête, pointe du doigt un personnage et sourit :
« Lui, je le connais ».
La scène a de quoi surprendre.
Invité de la 7ème édition du SABDAM, le Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik, le représentant de Pékin s’est offert une plongée immersive dans la créativité du continent.
Loin d’une visite éclair, il a pris le temps.
Le temps de feuilleter, de questionner, d’identifier sans peine des héros cultes du 9ème art.
Une érudition qui a bluffé les jeunes auteurs congolais présents.
« J’ai été émerveillé par le talent des bédéistes », a-t-il lâché, visiblement conquis.
« Je suis moi-même un grand passionné de bande dessinée. J’ai découvert des œuvres d’une grande richesse qui racontent l’histoire de l’Afrique avec un langage universel ».
Et de confier, avec une pointe d’émotion, que cette passion est une affaire de famille : « J’ai un enfant qui lit passionnément la BD, c’est un plaisir que nous partageons ».

De quoi briser la glace et s’attirer instantanément la sympathie du public.
Si le SABDAM confirme, année après année, le statut de Kinshasa comme capitale culturelle africaine, cette visite chinoise n’est pas anodine.
Elle scelle une autre forme de diplomatie, culturelle et populaire. L’ambassadeur a d’ailleurs promis un soutien continu, jusqu’à la facilitation des visas pour les artistes.
La visite s’est achevée dans la convivialité, autour de quelques cadeaux remis au diplomate : un t-shirt collector SABDAM 7 et un album dédicacé par ses auteurs. Un souvenir de Kinshasa, en bulles.
Le salon se poursuit jusqu’au 13 septembre.
Jimmy Sita
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