×

Meschack Kadima célébre l’esthétique Kuba

art kuba

RDC : 10 ans de carrière : Meschack Kadima honore l’esthétique Kuba à travers une vingtaine d’œuvres inédites

Une exposition qui s’annonce comme un événement. Le plasticien congolais Meschack Kadima, alias M. Kadima, va marquer ses 10 ans de carrière artistique par une exposition majeure de plus de vingt œuvres exclusives, prévue le 3 septembre à Kinshasa.

L’annonce a été faite mercredi par l’artiste lui-même. Au menu : peintures à l’huile, gravures sur verre, œuvres en corde et clous, et peintures numériques. Un univers pluriel où les matières dialoguent.

Dialogue entre héritage et modernité

« Je serai en exposition au mois de septembre, à l’occasion de mes 10 ans de carrière artistique. Plus de 20 œuvres exclusives jamais exposées y seront présentées : peintures à l’huile, gravures sur verre, œuvres en corde et clous, peintures numériques. Cette exposition sera une rencontre entre plusieurs matières, techniques et époques », a-t-il annoncé.

Mais au-delà de la prouesse technique, c’est un véritable hommage que l’artiste veut rendre à ses racines. Fil conducteur de cette collection anniversaire : l’esthétique Kuba, cette géométrie millénaire du Kasaï, revisitée par le regard d’un descendant du XXIe siècle.

« À travers cette collection, je rends hommage à une esthétique ancestrale vue par le regard d’un descendant contemporain. Un dialogue entre l’esthétique kuba millénaire et les images de notre époque, entre héritage et modernité », a-t-il confié.

Le cadre prestigieux du Hilton Hôtel a été choisi pour abriter cette rencontre entre tradition et contemporanéité.Artiste pluridisciplinaire, Meschack Kadima s’est imposé ces dernières années par des œuvres qui explorent avec finesse l’histoire, la société et l’amitié entre les peuples.

L’art comme thérapie

Derrière le peintre, il y a l’homme. Et son histoire est marquée par l’Est de la RDC. Ayant vécu dix ans à Goma, au cœur des conflits, Meschack Kadima a fait de son pinceau une arme de résilience.

« Ayant vécu dix ans à Goma, la guerre fait partie de mon vécu et l’art m’a aidé à guérir. Il est devenu aujourd’hui un instrument de guérison », a-t-il dit, avec émotion.

Dix ans de parcours qu’il résume lui-même en trois mots : « dix ans de création, de recherche et d’évolution ».Plus qu’une simple exposition, ce vernissage du 3 septembre au Hilton se veut un moment de communion et de partage avec le public kinois, les collectionneurs et tous les passionnés d’art contemporain, autour d’un artiste qui a fait de sa mémoire une matière à créer.

Jimmy Sita

Je partage ce contenu: