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Le recrutement dans les entreprises publiques congolaises, du fard pour les yeux?

vue de Kinshasa sozacom

Le recrutement dans les grandes entreprises de l’Etat n’aime pas le bruit.

Le recrutement est annoncé à la Banque centrale du Congo via son compte social X. Elle recherche des informaticiens dans les domaines de cyber- sécurité, administration des bases de données, analyse des données, administration des systèmes informatiques et réseaux ou télécom et le développement logiciel. Elle justifie son besoin par la nécessité d’assurer la gestion, la maintenance et l’évolution des outils informatiques pour son bon fonctionnement. Il est vrai qu’avec le NTIC, les métiers d’informatiques sont prisés sur le marché. Quoique dans cette banque, il y a plein de filières d’embauche mais on convient qu’il faut commencer quelque part, okay.

Pour cela, le requérant doit être congolais et âgé de moins de quarante ans, associé à un titre académique dans les filières indiquées ci-haut. Les intéressés n’ont que trois jours pour postuler, soit du 27 au 30 juillet courant.

Par ailleurs, Il y a près de quatre semaines, l’agence congolaise des grands travaux Acgt, lançait le même exercice dans les métiers des travaux publics: Ingénieur civil, ingénieur électromécanicien, ingénieur BTP, ingénieur géomètre -topographe, architecte, urbaniste ou environnementaliste. On a vu des jeunes défilaient pour des entretiens, et souhaitons une bonne carrière à ceux qui seront retenus. car dans une démocratie les chances doivent être égales, suivant les recommandations de la dernière table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat.

Ces entreprises ou d’autres, ont quand même eu le courage d’informer le public, via les médias sociaux pour ceux qui se connectent. Mais il sera intéressant d’amener cette logique jusqu’au bout. C’est-à-dire publier les résultats et éventuellement les affectations. Ceci aidera à se rendre compte de leur volonté effective à embaucher des jeunes congolais sans recommandations, et souscrire à l’engagement du président Tshisekedi de donner du travail aux jeunes qui le méritent.

Depuis la nuit des temps, les entreprises pourtant publiques ne communiquent jamais sur le recrutement. En d’autres termes, il n’ y a jamais eu de départ en retraite, de montée en grade ou de décès. L’embauche se fait de père en fils. L’unique mérite c’est être enfant de tel ou recommandé par tel, peu importe le profil ou les capacités.

« Les enfants d’abord »

On se souvient d’ailleurs du célèbre slogan dans les universités: « les enfants d’abord ». Lors d’une délibération ou l’attribution d’une bourse d’étude doctorale, le premier critère c’est être enfant de prof. Dans les entreprises comme la Dgda, Dgi, Rtnc, Cami, parmi les fonctionnaires, la Regideso, Onatra, Snel; etc, le recrutement n’aime pas le bruit, il se fait loin du public.

C’est cette pratique qui a élu domicile dans toute l’administration publique, nationale comme provinciale. Dès lors, il est utile de se poser la question de savoir si le recrutement annoncé publiquement par ces entreprises, n’est pas un leurre, du fard pour les yeux. Le nombre de postes à pourvoir n’est pas connu. Juste de la communication pour la consommation publique. Car en réalité, en fin de processus, ce sont les membres de famille ou des partis politiques qui seront appelés pour remplacer les candidats méritants.

S’il fallait s’en convaincre, le concours interuniversitaire initié par le député National Thierry Mulumba Mpandanjila ou encore à travers le programme Cogito sur la télévision nationale, les échanges ont mis en évidence de la valeur pure postée dans cette jeunesse lambda. L’opinion attend de voir l’Office nationale de l’emploi, jouer son rôle le vrai, et publier les statistiques.

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