Médiation de la C64 entre Tshisekedi et Kabila, Prince Octave Lutumba en ébullition!
Le projet de médiation de la Coalition Article 64 (C64) entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise.
Le professeur Prince Octave Lutumba wa Lutumba, président national de l’Alliance chrétienne pour la démocratie et le développement en RDC, critique cette initiative et accuse les opposants concernés de manquer de courage politique face à la question de la rébellion.
Il estime que la coalition fait fausse route en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre les deux personnalités. Pour Prince Octave Lutumba, le statut du chef de l’État, élu et en exercice, ne saurait être assimilé à celui d’un acteur qu’il présente comme un chef rebelle.
Une telle démarche constituerait, à ses yeux, une confusion des rôles dans le jeu politique congolais:
« Je pense que cette C64 ne sait plus sur quel pied danser, jusqu’à souffrir en médiateur. Je crois qu’ils ont perdu les pédales », déclare-t-il.
Des accusations contre les membres de la coalition.
Outre la démarche de médiation, le président national de l’Alliance chrétienne pour la démocratie et le développement en RDC reproche aux membres de la C64 leur attitude à l’égard de Joseph Kabila. Il leur fait notamment grief de ne pas le condamner explicitement pour les responsabilités qu’il lui attribue dans la crise sécuritaire.
Prince Octave Lutumba va jusqu’à accuser les opposants de la coalition de défendre les intérêts de Joseph Kabila et de Paul Kagame, au lieu d’assumer pleinement leur rôle politique:
« Ils ne peuvent pas condamner explicitement le chef rebelle parce qu’ils sont faibles. Ils font le même jeu. Ils ne sont que les porte-parole de Joseph Kabila et de Paul Kagame », soutient-il.
Le professeur affirme également que les membres de la C64 éviteraient, selon lui, désigner clairement les personnes qu’il tient pour responsables de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo:
« Ils ne sont pas capables de citer le chat par son nom. Ils hésitent parce que ce sont des sous-traitants ; ils ne peuvent pas condamner leurs maîtres », ajoute-t-il.
Le cardinal Ambongo également viséLe professeur remet en question la position du prélat catholique dans le débat autour du dialogue national et de la démarche portée par la C64.
Il estime que l’attitude du cardinal le rapproche désormais de la coalition et considère que son positionnement devrait être apprécié à la lumière de cette proximité qu’il lui attribue.
Ses propos illustrent les divergences qui entourent la recherche d’un dialogue national inclusif, notamment sur les conditions de sa mise en œuvre et la place que devraient occuper les différents acteurs politiques.
Hervé kasonga
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