SABDAM 7 : Kinshasa sacrée capitale africaine de la BD
La septième édition du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik (SABDAM) a bouclé sa boucle dimanche dernier.
Organisé du 11 au 13 septembre à l’Académie des Beaux-Arts, l’événement a été restitué mardi 15 septembre par son initiateur, Barly Baruti Kandolo.
Le maître de la BD congolaise ne cache pas sa fierté. « Nous avons atteint la dimension institutionnelle » , a-t-il lâché. Après six ans de silence, le neuvième art a repris ses droits à Kinshasa.
Une première selon lui, après une longue traversée du désert depuis l’édition de 2019, la faute à la Covid-19.
Kinshasa capitale de la BD
Le coup d’éclat de cette édition : Kinshasa devient officiellement capitale africaine de la bande dessinée.
Une consécration qui oblige, prévient Baruti. Il promet de mettre le paquet sur la formation des jeunes auteurs, très nombreux à réclamer un encadrement.
Le SABDAM a gardé son ADN panafricain. Des bédéistes de Belgique, France, Canada, mais aussi de plusieurs pays africains ont fait le déplacement.
Face à la pression de certains qui réclament déjà la 8e édition en 2026, Baruti calme le jeu : ce sera pour 2027. Mais il n’exclut pas, à terme, d’exporter le salon hors de la RDC.
Autre annonce : les bédéistes vont s’impliquer dans l’opération d’embellissement de Kinshasa lancée par le gouverneur Daniel Bumba.

Sur le marché du livre, Baruti plaide pour un allègement fiscal. Pour lui, si le public boude la BD, c’est d’abord une question de sujets et de prix.
Sous le thème “ Bomoyi, kaka se bomoyi ”(La vie, rien que la vie), le salon a rendu hommage à deux disparus, Liyolo et Denis Boyau.
Jimmy Sita
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