Les opposants mobilisent par les réseaux sociaux
Delly Sessanga lors d’une mobilisation de « refondation du Congo » en 2023
Les opposants ont trouvé une tribune. Les réseaux sociaux. Ils appellent leurs partisans à la marche devant le Palais du peuple. Mais leurs appels manquent de persuasion.
Moise Katumbi, Jean-Marc Kabund, Denis Sessanga et Martin Fayulu; chacun s’est fait filmé, comme habilllé d’autorité, pour appeler leurs partisans à la marche, qu’ils appellent rentrée populaire. Leur rassemblement cible le Palais du peuple, alors que ce même jour, le 15 septembre, le parlement effectue sa rentrée parlementaire ordinaire, une session budgétaire.
Mais on peut se demander, pourquoi quatre appels différents pour une seule manifestation, offrant ainsi manifestement une confusion dans leurs propos.
Pourquoi la population doit- elle marcher? Est ce contre la guerre à l’Est? Ici depuis le début de l’agression voici deux ans, aucune mobilisation de l ‘opposition et de leurs sympathisants n’a jamais eu lieu.
Est ce contre le changement de constitution? A ce jour aucun projet n’a été délivré de manière à attirer l’attention de la population sur le contenu de cette constitution.
La population va -t -elle marcher pour démissionner le président de la république? n’est-ce pas un manque de respect pour le peuple, qui a élu le chef de l’Etat au suffrage universel et exergue son pouvoir selon les lois du pays. Lequel pouvoir a fortement titillé les revendications historiques de la population.
Les leaders de C64 qui ont tous cotoyé Étienne Tshisekedi, n’ont pas terminé leurs classes. Le leader maximo d’alors et leur mentor mobilisait avec conviction, loin des intérêts personnels ni du partage du pouvoir. Son message était clair, faire de la RDC un « Etat de droit », dans lequel chaque congolais trouve son compte.
mization
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Mais la C64 manque de conviction. Elle manipule, procède par des mélanges habiles des tons. Chaque leader a une visée différente de la mobilisation. Eux dont les partis politiques ne couvrent même pas les 24 communes de Kinshasa, encore moins la centaine de territoires qui portent l’âme des congolaises et congolais.
La population congolaise forte de sa maturité politique, sait faire la lecture politique du moment. L’adversaire est unique et c’est l’agression rwandaise.
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