Le 9ème art africain à la conquête de nouveaux partenariats avec l’Europe
Faire du 9ème art un véritable levier de coopération culturelle Sud-Nord et Sud-Sud. C’est l’ambition affichée par la 7ème édition du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik (Sabdam), dont les contours ont été dévoilés jeudi à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa.
Au coeur du projet, la volonté de créer une synergie entre créateurs congolais, auteurs du continent et professionnels européens pour professionnaliser la chaîne du livre dessiné en Afrique.
Présent à Kinshasa pour le lancement, le dessinateur et éditeur belge André Taymans, référence de l’école franco-belge, a insisté sur la dimension collaborative de l’événement.
« L’idée est de bâtir des passerelles entre l’Afrique et l’Europe, notamment la Belgique, pour donner un nouvel élan à la BD en RDC et sur le continent », a-t-il expliqué.
Pour lui, il ne s’agit pas d’imposer une recette, mais d’instaurer un dialogue : « Il ne s’agit pas d’apporter la science infuse, mais d’échanger avec les auteurs africains et de mettre à disposition notre vécu d’éditeur ».
Le dessinateur belge a également tenu à rappeler la profondeur de ses liens avec la RDC, en citant sa longue collaboration avec Barly Baruti, considéré comme l’un des pères de la bande dessinée congolaise, dont le premier album en couleur a vu le jour en 1987 aux Studios Hergé.
Il a notamment souligné avoir réédité l’oeuvre culte “La voiture c’est l’aventure ”, qu’il qualifie d’album mythique pour le Congo.
Le Sabdam se tiendra du 11 au 13 septembre sous le thème « Bomoyi kaka se bomoyi, la vie rien que la vie ».
D’après les précisions des organisateurs, deux axes majeurs structureront cette édition : la bande dessinée à proprement parler, à travers des expositions, des masterclass et des rencontres B to B, et le volet « l’autre musik », consacré aux concerts et aux performances artistiques.
Jimmy Sita
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