A 5 000 FC la mesurette, le maïs devient une nouvelle source d’inquiétude à Mbujimayi
Le prix du maïs connaît une nouvelle hausse à Mbujimayi. Ce qui suscite des inquiétudes parmi les ménages.
Dans plusieurs marchés de la capitale du Kasaï-Oriental, la mesurette de 2,5 kilogrammes, qui se vendait à environ 3 000 francs congolais, atteint désormais 5 000 FC.
Cette augmentation intervient dans un contexte où les familles font déjà face à la hausse du coût de plusieurs produits de première nécessité. Dans une province où le maïs constitue l’un des aliments de base, la progression de son prix exerce une pression supplémentaire sur le budget quotidien des ménages.
Les autorités provinciales réagissent
Pour tenter de contenir cette flambée, le gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a convoqué lundi 7 septembre une réunion avec les différents intervenants dans la commercialisation du maïs.
Responsables des services publics concernés, gestionnaires des dépôts et commerçants grossistes ont été réunis au gouvernorat afin d’examiner les causes de cette hausse et d’envisager des mesures susceptibles de stabiliser le marché.
Les autorités provinciales maintiennent à 3 500 FC le prix de référence de la mesurette de 2,5 kg. Ils ont donné des instructions aux services compétents afin de renforcer la surveillance des prix dans les dépôts, les marchés et les points de vente.
Au-delà des difficultés d’approvisionnement, l’exécutif provincial soupçonne également l’existence de pratiques spéculatives dans la chaîne de commercialisation.
Le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo a particulièrement évoqué les circuits reliant Kanyama-Kasese à Mbujimayi. Selon lui, certains opérateurs achèteraient le maïs dans les zones de production avant de le revendre dans la capitale provinciale avec des marges importantes.
Ces pratiques contribueraient, selon les autorités, à éloigner davantage le prix pratiqué sur les marchés du tarif de référence fixé au niveau provincial.
La question de l’acheminement demeure toutefois centrale. L’insuffisance ou la difficulté du transport du maïs vers Mbujimayi peut directement affecter la disponibilité du produit et, par conséquent, son prix.
Pour améliorer cette situation, le gouverneur a demandé l’implication du directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Congo afin d’étudier les possibilités de renforcer le transport de cette denrée vers Mbujimayi.
Du côté des opérateurs économiques, l’appel au respect des orientations provinciales est également relayé. Ramazani Kanda, responsable du dépôt Charkas, estime que tous les acteurs de la chaîne de commercialisation doivent se conformer aux directives arrêtées par les autorités.
La principale interrogation demeure désormais celle de l’évolution des prix dans les prochains jours.
Hervé kasonga
Je partage ce contenu:















Post Comment